L’Essentiel Renouvellement de Notre Rapport au Stress

“Au cours des 12 derniers mois, quelle quantité de stress avez-vous supportée ? “

Prenez le temps de réfléchir, puis de choisir l’une de ces réponses : pas du tout, un peu, modérément, beaucoup.

Je parie qu’une grande majorité d’entre vous choisira l’une des deux dernières, tant nous sommes confrontés chaque jour à une quantité importante de stresseurs.

Le stress s’est progressivement imposé comme l’ennemi numéro 1 de nos sociétés modernes, le responsable tout désigné de la plupart de nos maux : anxiété, rhumatismes, troubles du sommeil, troubles digestifs, problèmes cardio-vasculaires, dépression…. la liste est longue et plutôt édifiante.

Dans ce contexte, l’anti-stress a le vent en poupe. Livres de coloriage pour adultes, boules relaxantes, masseurs de tête, etc. ont envahi les rayons, tandis que les activités en rapport avec la gestion du stress sont en plein boom : le yoga, la sophrologie, etc.

À tel point que la notion de stress est devenue une sorte de fourre-tout que l’on ne comprend plus vraiment et qui endosse la responsabilité d’un très grand nombre de nos problèmes.

 

“Au cours de ces 12 derniers mois, quel a été l’impact du stress sur votre santé ?”

C’est la deuxième question qui a été posée aux 30 000 participants d’une étude menée aux États-Unis en 1998. Le choix des réponses était le même : pas du tout, un peu, modérément, beaucoup.

8 ans plus tard, et en suivant une méthodologie bien précise (voir ici pour les anglophones curieux), l’étude conclut que les personnes ayant déclaré avoir supporté beaucoup de stress durant les douze derniers mois avaient 43 % de risque supplémentaire de mourir prématurément.

Vous aviez choisi la même réponse et vos jambes commencent à trembler ?

Pas de panique, ce pourcentage s’applique uniquement aux personnes qui croyaient que le stress était mauvais pour leur santé !

Pour les autres, l’étude révèle qu’ils ne sont pas plus susceptibles de mourir plus prématurément que les personnes peu sujettes au stress. Au contraire, les statistiques de risque sont inférieures !

Ce ne serait donc pas tant le stress qui serait néfaste pour notre santé, mais la perception que nous en avons.

Vous doutiez encore du pouvoir de vos pensées ?

Dans son TED Talk, la psychologue américaine Kelly McGonigal ironise à peine “Les chercheurs ont estimé que sur les huit années pendant lesquelles ils ont suivi les décès, 182 000 Américains étaient morts prématurément, non pas du stress, mais de la croyance que le stress est mauvais pour eux… Si cette estimation est exacte, elle ferait de la croyance que le stress est mauvais pour nous, la quinzième principale cause de décès aux États-Unis en 2012, tuant plus de personnes que le SIDA et les homicides.”

Si l’on peut bien évidemment questionner l’exactitude de ces chiffres, et considérer que certaines causes de décès peuvent avoir le stress pour origine, il apparaît néanmoins  très clairement qu’il est important de renouveler notre rapport au stress.

 

Envisager le stress comme un allié

À la base, le stress est définit ainsi « il exprime une adaptation naturelle de l’organisme face à une situation d’agression ». « Il est donc une réaction biologique bien réelle à une stimulation extérieure physique, psychique ou sensorielle. » (source : Doctissimo).

Lorsque survient une situation de stress, inutile de le culpabiliser ou de se culpabiliser, puisqu’il est une réaction naturelle de notre corps. Au contraire, il faut apprendre à penser sa réponse au stress comme étant utile.

Si, par exemple, vous sentez votre cœur battre à tout rompre, que vous êtes pris de transpiration ou de tremblements incontrôlés, inutile de porter intérieurement votre attention et d’éprouver un certain malaise vis-à-vis des personnes qui vous entourent, le phénomène s’amplifiera.

À la place, portez votre attention sur les mouvements naturels de votre respiration. Et réalisez ensuite que cela n’est pas grave, que c’est simplement votre corps qui se prépare à l’action. Il ne cherche pas à vous déstabiliser, mais bien à apporter une réponse appropriée à la problématique qui lui est présentée.

À petite dose, le stress peut même améliorer vos capacités d’adaptation. Il s’agit ici du stress positif, celui qui contribue à améliorer votre productivité à votre stabilité émotionnelle.

 

Un chemin vers le bonheur, pas un obstacle

Pour les petits malins qui cherchent à diluer le stress dans l’alcool, la malbouffe, la cigarette, etc. ou ceux qui pensent l’éviter en procrastinant, sachez que non seulement votre réponse n’est pas idéale pour votre santé, mais qu’en plus, elle ne fera qu’amplifier l’impact du stress sur votre bien-être.

Plutôt que de penser votre stress comme un obstacle, considérez-le comme un chemin vers l’accomplissement de soi.

En y réfléchissant, cela fait sens : les choses qui nous sont les plus importantes (l’amour, les rêves, la réussite…) sont également celles qui sont le plus source de stress.

 

Le propos de cet article n’est pas de diminuer l’impact du stress sur notre santé. Nous vivons dans une époque où les facteurs d’agressions au quotidien font d’une meilleure gestion de notre stress une quasi nécessité à notre bien-être.

Mais chemin faisant, il est essentiel de le dédiaboliser en modifiant les croyances que nous lui associons.

One thought on “L’Essentiel Renouvellement de Notre Rapport au Stress

  1. Cet article, bien qu’un peu différent des précédents, me donne envie de te lire plus souvent. De très bons conseils à appliquer sans modération. Super !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *