Comment Réussir à ne plus se Laisser Submerger par ses Pensées Négatives

Notre cerveau est un orchestre caché. La plupart du temps, nous ne savons pas de quels instruments il joue, violons et pianos, cymbales et tambours, tout s’accorde pour former une symphonie désorganisée, qui résonne en nous à l’ombre de notre attention.

Ce grand fracas de notes inharmonieuses est celui de nos pensées. Ce sont elles qui donnent le rythme, la couleur et la texture de nos journées. Elles encore qui vibrent en nous et infusent nos corps de leurs énergies, à notre insu.

Notre cerveau est une incroyable machine à penser. On dit qu’il produit chaque jour environ 60 000 de ces notes, soit 2 500 par heure et un peu moins de 42 par minute.

Il n’y a néanmoins pas autant de variations que de notes sur le clavier. Et puisqu’il faut avoir une préférence, celle du cerveau se porte vers les musiques les plus graves. Ainsi, des études dévoilent que 80 % de nos pensées seraient orientées négativement.

Imaginez, quelle sorte de mélodie peut-être formée lorsque se bousculent dans un espace si petit près de 48 000 pensées négatives par jour, soit plus de 17 millions par an ?

Si ce constat n’est pas tout à fait nouveau, le sujet mérite que nous y portions une attention sans cesse renouvelée.

En effet, les pensées négatives peuvent avoir un impact considérable sur notre bien-être, sur notre santé et dans nos choix de vie. Au menu : risques aggravés de stress, d’anxiété, de dépression, de troubles de l’humeur, baisse de l’espérance de vie, etc.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’opposé, les chercheurs ont prouvé, grâce à l’imagerie IRM, que les pensées positives déclenchent une cascade d’hormones dans le corps, apportant calme et sérénité.

Alors si nous ne pouvons pas avoir le contrôle de chacune des pensées qui nous traverse, nous aurions tout à gagner à orienter notre cerveau à choisir des notes plus douces et colorées !

Dans cet article, vous l’aurez deviné en lisant son titre, pas de psychologie positive, nous allons nous concentrer sur les pensées négatives. Comme notre cerveau, mais en cherchant à lui donner un peu de matière afin de combattre cette petite guérilla qui se passe à l’intérieur de chacun de nous.

 

Apprendre à identifier et à faire de son critique intérieur son meilleur allié

Si nous devions nommer le chef d’orchestre de nos pensées négatives, il s’agirait probablement de notre Cher critique intérieur. C’est lui qui attire et attise, classifie et mémorise la plupart d’entre elles.

Vous savez, cette petite voix qui rumine, qui nous blâme, qui nous flagelle quelquefois…

“Ne cherche pas à avoir plus de responsabilités dans ton travail, tu ne vas pas y arriver.”; “Inutile de vouloir la séduire, tu n’es pas assez bien pour elle.”; ou encore toutes ces phrases qui commencent par “je ne mérite pas de…”.

Notre critique intérieur est l’archétype qui regroupe tous nos apprentissages négatifs depuis notre naissance. Tous ces moments de mésestime, de rabaissement, d’humiliation, de honte, que sais-je… se rassemblent sous la forme d’un petit diable (ou autre, si vous préférez) qui s’amuse chaque jour à nous tourmenter, à créer des obstacles invisibles de tous et pourtant si réels à nos yeux.

Le problème, c’est qu’il existe depuis l’enfance. Il est ainsi très compliqué de faire la distinction entre son critique intérieur et ses propres observations.

Maintenant que nous l’avons identifié, et par là-même pris un peu de recul avec lui, je vous propose quelques conseils pour mieux le distinguer et le transformer en un fidèle allié.

1. Repérer le moment où il se manifeste

S’il opère toujours plus ou moins dans l’ombre, notre critique intérieur est fier et n’a pas peur de montrer le bout de son nez à la première occasion venue. C’est ce moment précis que vous devez vous entraîner à repérer !

À quel moment se déclenche t-il ? Quel est, ou quels sont les éléments déclencheurs ? Sont-ils petits ou grands ? Liés à une situation bien précise, comme une sortie hors de sa zone de confort, ou un événement en particulier ?

Remarquez-le et prenez le temps d’observer toutes les sensations que cela génère en vous. Regardez le schéma de réponses qui se met automatiquement en place pour comprendre vos processus internes et y apporter les modifications qui vous semblent les plus appropriées.

Avec de l’entraînement, vous réussirez à repérer ce moment de plus en plus tôt, et à distinguer plus facilement si votre réaction est liée à votre critique intérieur ou à vos propres observations.

2. Faire le choix de le stopper

Lorsque vous réussissez à repérer la présence de votre critique intérieur, profitez de l’occasion pour marquer un temps de pause, choisissez de ne pas le suivre.

Comme il est rusé et persistant, il se peut qu’il revienne très vite sous une autre forme. Ce n’est pas grave, à chaque fois que vous le surprenez, faîtes le choix de le stopper ! Vous verrez que l’écho qu’il trouvera en vous sera de plus en plus faible.

Autre astuce, s’il s’exprime par le biais de votre petite voix intérieure, n’hésitez pas à vous adresser à lui directement. Sans aller au conflit pour autant : « Cher Critique intérieur, j’entends bien que tu penses que je n’ai pas les capacités de…, mais je crois au fond de moi que j’ai les qualités pour y arriver. ».

Vous pouvez également vous amuser à modifier le ton de sa voix, en lui prêtant celui de votre personnage de film préféré, d’un chant d’oiseau ou simplement jouer avec son rythme et sa tonalité. Amusez-vous avec lui pour lui faire perdre de sa gravité.

3. Faire l’exact opposé de ce qu’il vous dit

Ainsi, tu penses que je ne suis pas assez intéressant, beau ou charmant pour parvenir à séduire untel ou unetelle ? Très bien, c’est toi qui le dit. Je vais te prouver que je suis capable de le faire.

Entrainez-vous à prendre son contre-pied ! Lorsque vous réussirez, il n’aura plus aucune pertinence à vous embêter sur ce point.

Levez les barrières qu’il pose entre vous et l’objectif souhaité. Plus les barrières sont nombreuses, plus l’objet désiré est important pour vous. Alors remerciez votre critique intérieur de vous le montrer aussi clairement.

Toutes les pensées négatives ne sont pas négatives en soi, certaines sont même fortement chargées en positivité !

4. Repérer le critique intérieur des gens qui vous entourent

Oui, les critiques intérieurs parviennent à dialoguer entre eux et à s’alimenter mutuellement. Ainsi se forme un certain nombre de malentendus, de déformations et de jugements, qui viennent nourrir et donner raison à chacun. 

De la même façon que vous vous entraînez à repérer lorsque c’est votre critique intérieur qui vous parle, apprenez à distinguer les moments où s’exprime celui des gens qui vous entoure.

Bien sûr, ce n’est pas une chose facile. Cela doit être fait avec bienveillance et sans volonté d’interférer avec la personne et son propre critique intérieur, ce n’est pas votre rôle.

Non, il s’agit bien ici de ne pas donner à manger au vôtre, et à améliorer votre rapport aux autres, en brisant le cercle vicieux des jugements et en les écoutant pleinement !

 

Rendre plus douce la mélodie de vos pensées

Maintenant que nous avons modifié notre rapport avec le chef d’orchestre de nos pensées négatives, plaçons notre attention sur la musique elle-même, sur les notes que nous mettons à sa disposition et qu’il retient pour son plus grand plaisir.

Prenons un peu de temps pour se mettre à sa place et voir de quelle façon nous pourrions les orienter pour que la symphonie soit plus douce à notre être.

1. Nous avons tous le pouvoir de diriger nos pensées

Plus qu’un conseil, il s’agit-là d’une affirmation dans laquelle se cache la reconnaissance d’une capacité propre à chacun, et que je vais répéter volontairement pour qu’elle s’imprime bien dans votre esprit : nous avons tous le pouvoir de diriger nos pensées.

Toutes nos pensées, vraiment ? Non, cela est impossible bien sûr, et puis il serait trop chronophage d’enfiler sa casquette de facteur de nos 60 000 pensées quotidiennes.

En revanche, vous pouvez agir sur l’orientation que vous souhaitez leur donner, c’est-à-dire de conférer à ces notes un rythme ou une couleur choisi volontairement pour améliorer votre quotidien.

2. Il est impossible de vaincre ses pensées négatives

Encore une affirmation, cette fois y est cachée la suggestion d’une acceptation. Puisque le mental ne peut pas s’empêcher de produire des pensées, il ne sera jamais possible de vaincre celles qui sont chargées de négativité. Vous pouvez donc fuir toutes les lectures ou autres vous promettant que vous pouvez y arriver !

Si l’énoncé de ce deuxième point est très simple, les enjeux liés à son acceptation sont essentiels :

  • pour comprendre que votre objectif doit être d’améliorer votre relation avec vos pensées négatives, et non pas de les éliminer !
  • lorsque vous prendrez une pensée négative en flagrant délit, cela vous permettra de ne pas culpabiliser, ni de porter envers cette pensée un jugement négatif qui ne fera que la renforcer.

Et puis, à quoi bon vaincre ses pensées négatives ? Elles peuvent aussi pointer du doigt des aspects de notre vie qui ne sont pas en alignement avec nous-même.

Sans elles, que deviendraient d’ailleurs nos pensées positives ?

3. Faire de l’espace entre nos pensées

C’est ce que procure une marche en pleine nature, une méditation ou encore une séance de yoga. Interrompre le mental, ralentir le rythme des pensées pour ne pas les laisser s’accumuler.

Facile à mettre en place, ces activités font toutes énormément de bien, apportent la clarté nécessaire pour ne pas se laisser submerger par les pensées négatives et comprendre que nous avons le choix de ne pas les suivre.

4. Cultiver l’amour et la bienveillance envers soi

Naturellement, l’un des meilleurs moyens de ne pas donner à nos pensées négatives la liberté de pousser comme de mauvaises herbes est de cultiver l’amour et la bienveillance envers soi.

Il s’agit-là d’une démarche de connexion profonde avec l’essence de son être, qui transcende forces et faiblesses, qualités et défauts et bien sûr : positivité et négativité.

Voir l’article que j’ai publié à ce sujet il y a quelques semaines. Il est accompagné d’une méditation tout aussi indiquée aux thèmes abordés ici.

 

Vous l’avez compris, s’il n’est pas possible de vaincre nos pensées négatives, nous sommes toutes et tous en capacité de ne pas les laisser nous submerger et de changer notre rapport à elles.

Maintenant qu’il est prouvé que ce sont nos pensées qui créent notre réalité, et non l’inverse, apprendre à mieux gérer ses pensées négatives, c’est la possibilité de cultiver un don aux pouvoirs exceptionnels !

 


Cet article participe à l’événement inter-blogueurs organisé par Grégory du site Prendre Confiance. Les blogueurs participants publient sur le thème “comment vaincre ses pensées négatives”. Vous pourrez bientôt retrouver tous les articles dans un ebook gratuit pour découvrir les meilleurs conseils.


2 thoughts on “Comment Réussir à ne plus se Laisser Submerger par ses Pensées Négatives

  1. Ping : -

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *