6 Conseils pour Commencer à Méditer en Pleine Conscience

 

« La méditation est un entraînement de l’esprit. Elle est au cerveau, ce que l’exercice physique est au corps. »

Christophe André

 

Cet article est le deuxième de la série dédiée à la pratique de la Pleine Conscience. Je vous propose ici mes conseils et mon accompagnement pour l’implémenter dans votre routine quotidienne.

Si le premier article vous a échappé, je vous conseille chaleureusement de vous y reporter avant de lire celui-ci.  Il vous aidera à mieux comprendre la méditation de pleine conscience, ses bienfaits et à définir votre motivation initiale.

Dans cette deuxième partie, je vous propose donc mes 6 conseils indispensables pour accompagner vos premiers pas dans cette pratique, et qui vous aideront à faire de la méditation une habitude de tous les jours.

 

1. Choisir le bon moment pour méditer.

Naturellement, la plupart des personnes méditent le matin ou le soir, avant ou après le travail. Méditer le matin vous aidera à commencer la journée dans les meilleures dispositions. Le soir, cela vous permettra de dépoussiérer votre mental de la journée et de lui redonner un peu de clarté.

Tous les moments sont bons ! Vous allez d’ailleurs très vite vous rendre compte que la méditation de pleine conscience peut prendre différentes formes et qu’elle est très simple à mettre en pratique à chaque instant de votre journée.

Pour l’heure, commencez par choisir le moment de la journée qui vous sied le plus et pendant lequel vous ne serez pas dérangé. Veillez, si possible, à ce que ce même moment puisse se répéter dans les jours à venir.

Si vous êtes curieux, vous pouvez aussi vous amuser à expérimenter les différents moments de la journée afin d’observer la variété de vos rapports à vos pensées. Vous serez peut-être surpris des découvertes que vous ferez !

 

2. L’essentiel n’est pas la durée, mais la régularité.

Lorsque j’ai commencé à méditer, je me posais toujours la question de savoir combien de temps au minimum devait durer ma séance pour qu’elle soit efficace. La vérité est que ce n’est pas une science exacte : il m’arrive de méditer 5, 15 ou même 60 minutes. Et surtout, il ne faut pas viser l’efficacité !

Je vous conseille de commencer par des séances de 5 ou 10 minutes. Pourquoi pas 5 minutes les 2 premières semaines et 10 minutes les semaines suivantes ? À vous de choisir !

L’essentiel, c’est d’y revenir le plus régulièrement possible. Au début, vous pouvez par exemple poser l’intention de méditer 2 ou 3 fois par semaine. Ou tous les jours si vous le pouvez !

De la même façon, si vous optez pour une pratique de 10 minutes, tenez-vous à ces 10 minutes. Si vous êtes fatigués et que votre séance génère des sensations désagréables, ne cherchez pas à la raccourcir. À l’inverse, si elle vous apporte un bien-être plus important qu’à l’accoutumer, laissez-le s’en aller au terme du temps que vous vous êtes fixé.

 

3. Créer son propre environnement idéal.

Tous les lieux sont propices à la méditation, à condition que vous soyez parfaitement détendu au sein de votre environnement immédiat.

Dans le cadre d’une pratique formelle, cad assise, privilégiez un endroit calme avec un minimum de distraction sensorielle. Exemple : vous préférez vous asseoir devant votre fenêtre, mais celle-ci fait face à l’agitation de la rue ? Choisissez plutôt de vous installer devant le mur blanc de votre salon.

Dans tous les cas, assurez-vous de ne pas être dérangé. Les portables sont en mode avion, les ordinateurs coupés et les proches prévenus de ne pas vous solliciter pendant quelques minutes.

Mettez-vous à l’aise ! La méditation est un moment pour soi, alors n’hésitez pas à jouer avec votre environnement. Vous pouvez par exemple allumer une bougie, tamiser la lumière de la pièce ou bien mettre en fond une musique relaxante.

Si vous le pouvez, revenez à ce même endroit lors de chacune de vos séances. Cela vous aidera beaucoup à ancrer la méditation dans votre routine quotidienne.

 

4. Opter pour une position confortable, qui reflète quiétude et dignité.

Une méditation formelle doit naturellement se faire en position assise.

Si, comme moi, vous n’êtes pas assez souple pour vous mettre en position du lotus, vous pouvez tout à faire vous asseoir en tailleur ou sur les talons. Dans tous les cas, optez pour une position qui ne génère ni raideur ni tensions.

Une fois que votre position est choisie, assurez-vous que :

  • votre buste est droit mais pas tendu
  • le dos, le cou et la tête sont alignés
  • les mains sont posées sur les genoux
  • les yeux sont fermés

Si, pour une raison ou une autre, il ne vous est pas possible de méditer en position assise, vous pouvez tout à fait vous allonger. Dans ce cas, appliquez ces mêmes conseils, à l’exception des mains dont les paumes doivent être tournées vers le haut. Si vous craignez de vous assoupir, les yeux peuvent être mi-clos.

N’oubliez pas que la méditation de pleine conscience n’est pas un moment de relaxation, elle est un moment d’observation !

 

5. Porter des vêtements appropriés

Vous êtes peut-être très souple, mais la position du lotus en jean et avec une chemise coupe slim n’est pas conseillée !

Comme pour la course à pied, la méditation nécessite des vêtements adaptés. La bonne nouvelle, c’est que l’investissement initial est très léger.

On commence donc par éviter les chaussures, elles ne sont pas confortables lorsque l’on est assis. On privilégie les vêtements souples et amples, afin de permettre à son corps de respirer. Et on adapte sa tenue à la chaleur de la pièce afin que son corps n’ait pas besoin de travailler à réguler sa température.

Encore une fois, le mot d’ordre est de mettre son corps dans les bonnes conditions afin que l’esprit puisse « travailler » sereinement.

 

6. Apprécier le moment

Pour l’apprenti méditant, il est tout à fait naturel d’attendre de sa nouvelle habitude des résultats immédiats. C’est ainsi que nous fonctionnons pour la grande majorité des tâches que nous effectuons au quotidien.

Lorsque j’ai commencé à pratiquer la méditation de pleine conscience, j’étais toujours à la recherche de l’efficacité. Est-ce que ma pratique est la bonne ? N’y a-t-il pas des techniques plus efficaces ? Est-ce normal de ne rien « ressentir de particulier » aujourd’hui ? Parfois, la méditation peut être très déroutante.

Cela est tout à fait normal. Il s’agit simplement de notre mental qui se débat comme il le peut : il n’a pas l’habitude de lâcher-prise !

Mon conseil est donc d’apprendre à vous détacher du résultat. Il est d’apprécier ce moment que vous passez avec vous-mêmes indépendamment du besoin que vous en avez.

Si, par exemple, vous méditez afin de calmer votre anxiété, il est très peu probable que vos angoisses disparaissent après quelques séances de méditation. En revanche, ce qui aura déjà commencé à changer, c’est le rapport que vous entretenez avec elles.

Peut-être pourrez-vous remarquer que vous ne ne les laisser plus vous envahir comme avant. Peut-être que le regard que vous leur porter sera plus doux désormais.

Appréciez ce nouvel espace créé entre votre motivation initiale et vous-même.

Étendez votre satisfaction à toutes les petites choses qui viennent à vous pour profiter pleinement de votre méditation.

Et lorsque vous ouvrez les yeux à nouveau, pensez à vous féliciter. Rien que le fait de s’asseoir aujourd’hui est déjà beaucoup !

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